Séminaire: «Réseaux sociaux numériques et mobilisations citoyennes»

Vendredi 15 février 2013 - Débute à 09:30

Contact
Nayla Naoufal
514 987-3000, poste 6554
Site Web

Lieu
J-2625
1400, rue Berri
Salle J-R120
Montréal, QC Canada
H2L 4E3

514 987-8421
Site Web | Itinéraire et carte


Consulté 3083 fois

Première intervention : Médias et mouvements de mobilisations sociales et politiques dans le monde arabe

Fathallah Daghmi, maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication, Université de Poitiers

Les théories et pratiques en communication présentent un panorama diversifié selon les contextes et les pays. La tradition orale, la presse écrite, la radio, la télévision, internet et les TIC sont mobilisés par les responsables médiatiques, les politiques, les acteurs de la société civile et les citoyens dans une perspective de changement et de mobilisation sociale et politique.

L’objectif de cette intervention est de montrer à travers une approche sociotechnique, couplée d’une dimension historique, de quelle manière ces mouvements mettent l’accent sur des réalités et des contextes sociopolitiques et historiques différents, tout en révélant le rôle important des médias,  des mouvements de libération et d’indépendance aux contestations actuelles. Il sera dès lors question de saisir les permanences et les ruptures propres au monde arabe en matière d’usages des médias, tant anciens que nouveaux comme facteur favorisant les mobilisations sociales et l’émancipation politique.

Deuxième intervention : Enjeux démocratiques de l’appropriation des relations publiques comme mode de contestation : le cas des grèves du carré rouge

Josianne Millette, doctorante en communication, Université du Québec à Montréal


Marqué par le développement conjoint des médias de masse, ainsi que des sciences de la communication, l’espace public contemporain se caractérise par une médiatisation intensive, d’une part, et une standardisation croissante des pratiques de communication publique, d’autre part. Dans ce double mouvement, les mouvements sociaux sont pressés de mener leurs actions sur le front de la «bataille de l’opinion publique», une lutte pour l’accès à l’espace public médiatisé et le contrôle des cadres de représentation, et ce, de manière de plus en plus professionnalisée. Or, l’appropriation du modèle des relations publiques comme mode de contestation n’est pas sans soulever d’importantes tensions au sein des groupes militants.

À partir du cas des grèves étudiantes québécoises de 2005 et de 2012, notre intervention propose de réfléchir à ces tensions pour mettre en lumière les enjeux démocratiques des normes de participation de la société de communication.